
Ville universitaire et judiciaire (Cour d'Appel, Cour
Administrative d'Appel, Cour d'Assises).
DOUAI est la Sous-préfecture
des 64 communes du Douaisis qui compte 203 000 habitants.
L'industrie
minière a façonné notre
arrondissement.
L'extraction du charbon se déplaçant au
rythme de la découverte de filons, la main d'œuvre
suivait la mine, les corons se construisaient et agrandissaient
villes et villages, en créant certains d'entre eux.
Comme
LENS, DOUAI et ses environs ont connu l'apport massif de
travailleurs immigrés (Polonais, Italiens, Algériens,
Marocains, etc), ainsi que des populations françaises
cherchant du travail.
Le charbon développa de nombreuses industries métallurgiques,
chimiques, liées à la production induite
et à sa transformation, mais aussi le bâtiment,
l'agro-alimentaire, le transport, etc.
Dans les année 70, il n'y avait quasiment pas de
chômage dans notre arrondissement.
La récession minière débute à cette époque,
le non remplacement des mineurs partant en retraite créa,
de fait, la réduction d'emplois tant dans les houllières
que dans les industries induites (1 mineur = 2 emplois
induits). Le dernier puits de mines du Douaisis fermera
en 1989 (ROOST-WARENDIN Fosse 9).
Entre temps, et surtout
après d'intense luttes
politiques et syndicales, le Douaisis arrache la venue
de Renault et de l'Imprimerie Nationale.
Renault devait
créer 10 000 emplois, il n'atteindra
jamais ce chiffre (8 400 au maximum).
De la mono-industrie
minière, le Douaisis prendra
le chemin de la mono-industrie automobile en voyant se
développer les équipementiers (OXFORD, INOPLAST,
DELPHI, SIETO FAURECIA, ANTOLIN, etc.).
Comme chez Renault
(2 000 intérimaires) ces équipementiers
basent leurs productions par l'apport massif de personnels
précaires et sous payés.
La métallurgie est l'industrie la plus importante
de l'arrondissement douaisien. La chimie a quasiment disparu
et l'Imprimerie Nationale, fleuron industriel du livre,
est aujourd'hui gravement menacée.
Le Douaisis compte
un taux de 12,5 % (moyenne) de chômage.
La circonscription
de Georges HAGE est la plus sinistrée
avec des taux pouvant aller jusqu'à 22,5 %. Les
27 communes qu'il représente sont les plus mal loties
du Douaisis.
Après avoir tant donné à la nation,
grâce à la production charbonnière,
le Douaisis mérite plus de considération.
Georges
HAGE agit en permanence et avec sa volonté connue
de tous pour obtenir de véritables avancées économiques
et sociales.
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La permanence de l'habitat
sur le Douaisis débuterait significativement à l'époque
mérovingienne, malgré certains vestiges gallo
romain et un nom de villa romaine : DUACUM.
Le premier
essor proto-urbain se situerait vers les IX è et X è siècles.
Le Comte de Flandres, Arnould 1 er
, prend possession des lieux vers 945 (première
résidence Comtale,
collégiale St.AME à proximité de la
rivière : la Scarpe).
Duacum devient Douayeul.
Douayeul, cité médiévale, est une
ville drapière, sa première foire commerciale
est de 1127. Elle est possession du Royaume de France depuis
le traité de Verdun (843).
Son essor commercial en
fera une place forte du Comté,
elle possède très tôt un grand marché (130
m de long sur 40 mètres de large).
Le premier mouvement
ouvrier se produit en 1244, la première
grève des drapiers sera cruellement réprimée.
Ville
féodale dotée de remparts, Douayeul érigera
son premier Beffroi en 1306. Détruite, cette tour
de guet, sera reconstruite en 1379. Elle brûle à nouveau
(ce n'est que vers 1472 que le Beffroi actuel sera bâti
en pierre).
Le développement croissant de DOUAI et ses environs
attisera les convoitises et les appétits de conquête.
En
1477, le Douaisis deviendra Autrichien, puis Bourguignon,
en 1526 il passera sous domination Espagnol (Charles Quint).
Les anglais y séjourneront fréquemment. DOUAI,
comme les Flandres, sont des lieux stratégiques.
L'Université verra le jour en 1658 grâce
au Pape Paul IV.
La guerre de succession d'Espagne, permet à Louis
XIV de s'emparer des Flandres, DOUAI redevient ville Française
en même temps que LILLE.
Cité universitaire et judiciaire (Cour d'Appel),
DOUAI sera même jusqu'à 1803, Préfecture
du NORD avant que LILLE la supplante.
DOUAI est dotée de nombreux monuments historiques
dont son Beffroi (peut être le plus beau de la Région),
son Musée de la Chartreuse, etc…Ses géants,
Gayant et sa famille célébrés en juillet
par une grande fête populaire sont à l'origine
du surnom des douaisiens (les vint'd'osier : les ventres
d'osier).
Le Douaisis a été aussi le cœur du bassin
minier du Nord-Pas-de-Calais. Les HPNPC avait leur siège à DOUAI.
C'est à Lewarde, ville du Douaisis que se situe
le Musée de la Mine.
Ville moyenne de 44 000 habitants,
DOUAI est le Chef lieu de 64 communes et de leurs 203 000
habitants.
Le Douaisis
est divisé en 2 communautés
d'agglomérations et 6 cantons. |
La permanence à Lewarde
La circonscription au cœur de l'ancien bassin minier
La mine :
un berceau du mouvement
ouvrier
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